Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09/10/2012

Analyse et commentaire après le débat de Blazac sur le traité Européen.

Christophe Cavard annonce qu'il va voter oui au traité budgétaire alors que rien dans ses documents de campagne n'annonçait ce virage par rapport à ses électeurs

 

Il s'y prononçait au contraire pour un audit citoyen de la dette pour en déterminer la part illégitime alors que le pacte budgétaire impose son remboursement de manière prioritaire et forcée. C'est en ne tenant pas les engagements électoraux qu'on fabrique l'abstention et les votes de rejet portés par le Front National !

 

Il faut reconnaître que Christophe Cavard a eu l'honnêteté de débattre de son choix, contrairement aux députés PS qui se sont contenté d'un communiqué de presse issu du premier ministre en n'ayant même pas le courage d'une conférence de presse de peur d'avoir à y répondre à des questions !

 

Christophe Cavard justifie son vote positif sur la base de 3 arguments :

ñ  ce traité ne sera pas plus appliqué que les précédents ! Alors pourquoi le voter ?

ñ  il ouvre la porte à des aides possibles aux pays très endettés. Mais à quel prix ? Des réductions drastiques des droits sociaux et du code du travail tel que précisé dans le MES annexé au traité ! Les 9 plans antérieurs d'aide à la Grèce ont pourtant tous participé à enfoncer le pays dans une crise de plus en plus forte !

ñ  il permet d'ouvrir des possibilités de changements en Europe en s'appuyant sur le pacte de croissance qu'aurait négocier Hollande en juin 2012

 

Cette ouverture est pourtant très illusoire et n'est qu'un effet de vitrine pour justifier le revirement à 180° entre le candidat Hollande qui s'était engagé à renégocier le traité et le Président Hollande qui fait le forcing pour le faire ratifier.

 

ñ  le « petit » (à l'échelle européenne) volet de 120 ou 130 milliards d'euros (60 récupérés sur d'autres actions, 60 encore en attente de recapitalisation de la BEI sur capitaux privés) sans aucune précision quant au type d'investissements correspondants …Krugman, prix Nobel d'économie 2008, en dit « un pistolet à eau contre un rhinocéros qui charge » ;

 

ñ  le rachat des titres souverains des états endettés ne concerne que ceux dont les banques ne veulent plus (le marché secondaire pour en libérer les banques plus que les pays qui préféreraient le marché initial) et est assorti d'obligations d'économie sur les prestations sociales des pays concernés (« à condition que leurs programmes économiques et budgétaires soient contrôlés par les instances communautaires » comme le dit un autre pacte de 2011, le pacte de compétitivité avec sa flexisécurité qui revient au goût de la France de Hollande !) ;

 

ñ  le contrôle des banques par la BCE ne change quasiment rien à l'existant puis c'est la BCE qui décide déjà de prêter ou non aux banques et peut en assurer ainsi le contrôle effectif par l'argent ! Aucune modalité n'est encore précisée depuis 3 mois !

 

ñ  la taxation des transactions financières ne correspond qu'à une prévision de 500 millions d'euros en 2013 et risque de pénaliser autant, sinon plus, les petits actionnaires qui n'ont pas de juristes fiscaux à leur disposition pour domicilier leurs dividendes

 

 

Quand on prône des changements fondamentaux en matière d'énergie, de logement, d'écologie, de rénovation de droits sociaux et du travail, comment accepter d'être contraint à limiter le déficit « structurel » (cette notion floue est en plus sous la seule maîtrise des « spécialistes » technocrates de Bruxelles!), et donc les emprunts, à 0,5% du PIB ? Comment imaginer un virage écologique et les investissements importants correspondants dans cette limite de 10 milliards d'euros par an ?

C'est d'autant plus grave que cette limite va toucher toutes les administrations publiques, communes, départements, région, hôpitaux et services publics. Ce sont tous les citoyen(ne)s qui sont concernés et pas seulement les riches !

27/08/2012

En ce lundi de rentrée, réfléchissons un peu...

"Pourquoi payer au même tarif le mètre cube d'eau pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer les mêmes impôts fonciers pour une résidence principale et secondaire ? Pourquoi payer son essence, son électricité, son gaz le même prix pour un usage normal et un mésusage ? L'eau va-t-elle manquer ? C'est une raison de plus pour en rendre gratuit le bon usage et renchérir ou interdire le mésusage. Ce paradigme s'oppose à celui de la société dominante : que signifierait en effet l'adoption programmée d'une taxe sur le carbone si ce n'est le fait de vider les rues des voitures des plus pauvres pour que les riches puissent rouler plus vite ? (...) Le danger serait bien sûr que cette politique renforce les inégalités en permettant l'accès aux mésusages à une petite minorité fortunée. Le pire serait de cantonner le peuple au nécessaire (au sérieux) et de libérer, moyennant finances, le futile, le frivole, aux classes aisées."
Mais , tout le problème est de le définir, de l'encadrer, de le "mesurer". Qu'est-ce que le mésusage de l'eau ? C'est remplir sa piscine personnelle ? C'est prendre une douche par jour ? Deux par semaine ? Laisser couler le robinet quand on se lave les dents ou qu'on rince les légumes ? Combien de litres d'eau par jour et par personne nous donne droit "le bon usage" ? Le bon usage de qui ? Celui qui vit dans quel pays ? Avec quel statut social
Se déplacer par exemple, pour les plus pauvres, est en train de devenir impossible hors des grands centres urbains dotés d'infrastructures de transports en commun, dont ils sont sans cesse repoussés dans les périphéries, alors que les transports en commun y sont moins nombreux. Pour qu'elles s'appliquent à tous, égalitairement, il faut en effet définir des niveaux d'usages et taxer les mésusages. Les restrictions de consommation, à l'exemple des péages urbains comme des parkings payants et des parkmètres, censés réguler la circulation automobile des centres villes européens, sont sans incidences sur ceux qui peuvent se les payer."

07/06/2012

Réunion du conseil municipal

Madame, Monsieur,

J’ai l’honneur de vous inviter à assister à la REUNION du CONSEIL MUNICIPAL (Session ordinaire) qui aura lieu le jeudi 14 juin 2012 à 19h, dans la salle de la Mairie, salon Racine.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Le Maire

ORDRE DU JOUR

1/ Comptes administratifs et comptes de gestion 2011
2/ Avenant convention stationnement
3/ Participation assainissement collectif
4/ Subvention service culture
5/ Conservation objets mobiliers Eglises     

29/05/2012

Rassemblement RESF

Le réseau RESF de Nîmes, en cette période de décisions politiques, continue à vouloir peser le plus fort possible dans les changements d’orientations législatives et règlementaires.

 Nous vous invitons à un Rassemblement :

 pour la fermeture des CRA (Centres de Rétention Administrative)

 pour un moratoire sur les expulsions d’étrangers en situations irrégulières.

 Jeudi 31 Mai à 18h, devant le CRA de Nîmes,

 près de l’Ecole de Police et de l’aérodrome de Courbesac.

 Venez nombreux et bruyants, que la politique d’immigration change vraiment dès maintenant !

20/05/2012

Arte, la crise en Grèce et la censure

Je transmets ci-dessous le mail de la journaliste grecque Vicky Skoumbi qui a participé à l'émission "28 minutes" sur Arte avant-hier (16 mai) et qui dénonce la censure dont elle a été l'objet.

Profitez-en pour regarder cette émission qui livre, en 30 minutes, toutes les clés pour comprendre la situation grecque actuelle (et des similitudes avec l'Allemagne de 1931 : effondrement de la Bourse, 22 % de chômeurs, etc.)  

http://videos.arte.tv/fr/videos/28_minutes-6654932.html

Et c'est aussi extrêmement rare de voir un "Economiste atterré" (Benjamin Coriat) sur un plateau...

LIRE LA LETTRE