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30/01/2012

Communiqué du SNES (FSU) du Lycée Charles Gide

Le maire d’Uzès à contresens sur les établissements scolaires ?

Le SNES-FSU, principal syndicat enseignant du lycée, se préoccupe des conditions de travail de tous les personnels enseignants et d'éducation mais aussi des usagers du lycée. Il intervient donc, chaque fois que le besoin s’en fait sentir, auprès des personnes ou des institutions qui ont autorité pour faire avancer les choses.

Ainsi, cela fait huit ans que le SNES demande à la Région l’aménagement de l’ancienne gendarmerie dans le but d'accroître et d'améliorer les locaux des deux lycées d'Uzès par la construction notamment d'un internat et d'une infrastructure sportive. Contrairement à ce qui est avancé par M. le Maire d'Uzès, dans le journal municipal de novembre 2011, l'aboutissement de ce projet aurait pour effet immédiat de libérer des locaux à l'intérieur du bâti existant ce qui améliorerait durablement les conditions d'étude des élèves de Gide et permettrait la suppression des préfabriqués.

Pour ce qui est de cette restructuration du bâti existant, pour faire face à l’afflux régulier d’élèves, il est demandé à la Mairie de céder à la Région la partie arrière du lycée Gide, appelée "centre d'accueil", ce qui était promis gratuitement depuis plus de quinze ans.

Aujourd’hui, ces deux projets sont bloqués d'une part par les contraintes urbanistiques imposées (au dernier moment) par la Mairie d’Uzès, et, d'autre part, par le prix exorbitant que le Conseil Municipal a récemment fixé pour la cession du centre d'accueil.

Monsieur le Maire affirme pourtant publiquement qu’il soutient le projet de restructuration et défend les élèves. Comment se fait-il alors que sa municipalité prenne des décisions qui empêchent le déroulement rapide des rénovations ?

Le cas de la ville d’Uzès doit être unique en France, du moins espérons-le. Car, qui imaginerait qu’au 21ème siècle, une municipalité puisse mener une politique d’obstruction pour empêcher le développement et  la modernisation des établissements scolaires.

Dans ce contexte le SNES est aussi intervenu sur l’aménagement des abords du lycée non pas, selon les propos du maire dans son dernier bulletin municipal, pour que « la ville d’Uzès aménage un espace fumeur sur la place publique » mais pour que les lycéens soient en sécurité.

Dans ces deux dossiers, les représentants SNES et des parents (FCPE et APDESU) ont dû mener leurs démarches jusqu’en Préfecture pour solliciter l’autorité de l’Etat. Le blocage sur l’aménagement de la place Bosc a pu ainsi être ainsi levé et si la sécurisation reste inachevée aujourd’hui, la situation s’est améliorée.

Rappelons, toujours dans le domaine des infrastructures scolaires, que le collège Jean-Louis Trintignant, dix ans après son inauguration (2003) n’aura pas de Halle des Sports puisque le projet du Conseil Général est bloqué, faute d’un règlement  municipal de la ZAC. Et, plus désolant encore, qu’en ce moment même, le maire de la ville acquiesce à la fermeture d’une classe à la Maternelle du Parc et de l’école communale à Pont-des-Charrettes, contre l’intérêt des familles domiciliées dans ce secteur et celui des enfants bénéficiant d’une structure pédagogique adaptée à leurs besoins.

Décidément, Monsieur le Maire montre une belle constance à freiner des projets qui, au-delà d’Uzès,  touchent l’avenir des jeunes de toute la Communauté de Communes.

La FSU de l’Uzège et le SNES du lycée Charles Gide restent cependant entièrement disposés à l'ouverture d'un vrai dialogue avec la Mairie, dans le but d'oeuvrer pour un véritable service public d’éducation de qualité sur l’Uzège.

pour le SNES- FSU départemental et local

Emmanuel Bois, Emmanuelle Michard, Odile Pernin Vidal et Franck Tichadou

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