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26/01/2012

Le PCF réagit...

Après l'interruption de la séance publique du Conseil Général par un groupe d'antinucléaires.

La politique énergétique de notre pays mérite mieux que le coup médiatique perprété par le collectif antinucléaire lors de la séance publique du conseil général de ce vendredi 20 janvier 2012.
Il est certes naturel que des français s'interrogent sur les risques que peut engendrer le nucléaire. Mais nous refusons les méthodes qui consistent à jouer sur les peurs "sans débat raisonnable".
Il est aussi légitime que les citoyens s'interrogent aujourd'hui sur l'urgence de sortir des énergies carbonées car si nous ne parvenons pas à diminuer les gaz à effets de serre, le réchauffement climatique, à terme, peut menacer la vie sur terre.
Aujourd'hui, quoi qu'en pensent certains "intégristes de l'écologie" qui demandent l'arrêt immédiat et définitif des centrales nucléaires du tricastin, il est bon de rappeler que seul le nucléaire peut produire de l'électricité de façon permanente sans émission de gaz à effet de serre. C'est un des éléments qui'il faut mettre dans le débat que le PCF appelle de ses vœux avec le Front de Gauche, un grand débat public qui devrait permettre la remise à plat de tous les choix énergétiques, du nucléaire et la préparation de l'alternative aux énérgies fossiles. Nous voulons ce débat comme une véritable confrontation citoyenne et comme un prélable au référendum que nous proposons et lors duquel les français se prononceraient pour la sortie du nucléaire ou pour le maintien d'un nucléaire sécurisé et public.
Le PCF se prononce, par contre, pour la dénucléarisation militaire pour laquelle peu s'expriment ; l'armement atomique, véritable menace pour l'humanité, représente 20 % du budget militaire de la France qui a dépassé, en 2011, les 40 milliards. Agir pour la dénucléarisation et la baisse du budget militaire, ce serait réaffecter des crédits au développement humain, à la protection de notre environnement, à la culture de paix et pourquoi pas à la récherche sur la diversification de nos choix énergétiques.

Commentaires

Le PCf oublie simplement le problème de gestion des déchets nucléaires et de leur stockage sur le très très long terme.
Il est utile de préciser aussi que ce cout n'a jamais été vraiment budgétisé sur ce long terme là.
On ne sait pas non plus gérer la fermeture d'une centrale, voyez l'exemple de la centrale des Monts d'Arrée, en Bretagen, à Brenillis.Et là c'est carrément plus inquiétant, et faut il rappeler que nombre de nos centrales sont en bout de courses et que l'on fait en sorte de les prolonger au delà du raisonnable.
L'exemple type est bien sûr Fessenheim!


Quand au nucléaire qui ne rejette pas de CO2, certes, une centrale n'en rejette que peu lors de son fonctionnement mais lors de sa construction le niveau est de s plus élevé.
Question subsidiaire: est on prêt à accepter l'éventuialité , un jour, de subir un Tchernobyl, un Three Miles Island , ou un Fukushima??
Sans parler des fuites récurrents de produits hautement nucléaires aux abords de nos installation!
Il serait plus sage de mettre en place un scénario de type négawatt.
Je suis surpris d'ailleurs que le PCF ne connaisse pas cela car J L Mélenchopn s'en inspire dans son ouvrage.....
Pour finir, si la peur de l'emploi dans le nucléaire effraie le PCF, sachez que les emplois dans les ER sont un gisement bien plus pérennes et important, et que l'on ne fermera pas nos centrales en 30 secondes, qu'il faut des salariés hautement qualifiés , sur une longue période pour ce faire.
Voici onc une autre vision que celle des technocrates, de tous bords.
Elle me semble être celle du futur!
Non mais!
@+
LG

Écrit par : L G | 26/01/2012

Le PCF? Le Front de Gauche?Cruel dilemme au Front!
En tout cas le communiqué des anti- anti-nucléaires rappelle la prose du buldozer de Vitry!!!

Sortie du nucléaire vite!!

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 131 (12/01/12)
L’année 2011 a été une année noire pour la population japonaise qui a subi une des plus grosses catastrophes nucléaires de l’histoire. Elle sera empêtrée, aussi bien au niveau humain qu’au niveau environnemental, dans les problèmes vitaux que pose le nucléaire pendant des décennies, voire des siècles.

À ce jour au Japon, il n’y a plus que sept réacteurs qui fonctionnent sur 54. Le Japon aura donc probablement arrêté la production d’électricité nucléaire au printemps. Sous la pression populaire, la sortie du nucléaire semble donc acquise et contredit les scénarios de sortie du nucléaire en plus de dix ans soutenue par les écologistes capitalo-compatibles.

Car en France la catastrophe, malgré une vague d’émotions et d’interrogations dans les semaines qui ont suivi, semble maintenant oubliée. Elle n’a pas réussi à sonner l’arrêt de mort de l’industrie mortifère de EDF et Areva, que la grande majorité de la classe politique française continue de soutenir et de promouvoir à grand renfort de rapports vantant la sûreté de nos installations. Sûreté qui a été cependant bien mise à mal tout dernièrement par l’intrusion de militantEs antinucléaires sur plusieurs sites...

L’audit commandé par Sarkozy en juin dernier à l’ASN (Agence de sureté nucléaire, à la foi juge et partie du lobby nucléaire) vient d’être publié : il conclut à une sûreté théorique de nos centrales... mais recommande l’investissement de dizaines de milliards d’euros de travaux pour les rendre vraiment sûres... de quoi rassurer les citoyenNEs, qui devront, de plus, payer l’essentiel de la facture !

Une très récente étude de l’association Global Chance estime pourtant qu’une sortie totale du nucléaire coûterait 60 milliards d’euros de moins qu’une poursuite du programme nucléaire français, en créant au passage d’ici 2020 plus de 600 000 emplois qualifiés non délocalisables.

Pour imposer une sortie rapide du nucléaire en France, il faut continuer les mobilisations, comme par exemple la chaîne humaine prévue le 11 mars prochain d’Avignon à Lyon1, dans la région la plus nucléarisée d’Europe, en hommage aux victimes de Fukushima.

Catherine Faivre d’Arcier

http://chainehumaine.org

Écrit par : Rouge NPA | 27/01/2012

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